Goto main content

Audition publique sur l'utilisation d’armes explosives en zones peuplées au Parlement fédéral belge

partager

Plaidoyer | Réduction de la violence armée | Belgique | PUBLIÉ LE 6 janvier 2021
Anne Héry délivre un discours lors de l'audition parlementaire

Anne Héry délivre un discours lors de l'audition parlementaire

Aujourd'hui, 6 janvier, la Commission de défense nationale du Parlement fédéral belge s'est réunie pour discuter d'un projet de résolution sur l'utilisation d’armes explosives en zones peuplées.

La Commission a auditionné Mme Anne Héry, directrice du plaidoyer et des relations institutionnelles de HI, ainsi que Mme Laura De Grève et M. Frédéric Casier, juristes de la Croix-Rouge belge et un représentant du ministère de la Défense, M. Nicolas Lange.

 

Principaux sujets de préoccupation abordés lors de l'audition parlementaire

Trois principaux sujets de préoccupation ont été abordés lors de l’audition:

  • l'adoption d'une déclaration politique avec un engagement sans équivoque contre l’utilisation d’armes explosives à large impact en zones peuplées,
  • la reconnaissance des conséquences humanitaires, y compris les “effets dominos” des armes explosives à large rayon d’impact,
  • l’engagement pour l’assistance aux victimes et leur accès inconditionnel à l’aide humanitaire.

En perspective de l'audition, HI, Airwars, PAX et PAX Christi ont cosigné une lettre aux parlementaires belges contenant des recommandations clés sur ces sujets. Vous pouvez la lire en français, en anglais et en flamand.

 

HI a appelé les parlementaires belges à l'action

HI a rappelé à l’auditoire que la position de la Belgique ne répond pas à l’appel conjoint lancé par le Secrétaire général de l’ONU et le CICR pour éviter l’utilisation d’armes explosives à large impact dans les zones peuplées.

«Comment peut-on prétendre systématiquement respecter les principes de précaution et de proportionnalité de l’attaque lorsqu’on utilise des obus d’artillerie ou de mortier dans des lieux où se concentrent enfants, femmes et hommes, ou quand on bombarde à proximité d’infrastructures vitales pour la survie des populations, comme des hôpitaux, des écoles ou même des centrales électriques ? Les dévastations en Syrie, au Yémen, en Irak, en Ukraine, en Libye, plus récemment au Nagorno Karabakh ou dans la région du Tigray, en Ethiopie, nous obligent à repenser les méthodes, tactiques et choix des armes de guerre employées aujourd’hui.», a déclaré Anne Héry, Directrice du plaidoyer et des relations institutionnelles de HI.

«Si le contexte et l'utilisation des armes changent, il est également important pour la Belgique de pouvoir renforcer l'application du DIH, qui est appelée à évoluer avec le temps. 90% des victimes sont des civils aujourd'hui: nous, parlementaires, sommes appelés à agir », Samuel Cogolati, député vert.

La résolution est donc un pas dans la bonne direction.

Alors que le processus diplomatique entre dans sa phase finale, les parlementaires belges peuvent jouer un rôle crucial en poussant le gouvernement fédéral belge à soutenir l'adoption d'une déclaration politique forte et ambitieuse. Ils ont l'opportunité de rejoindre une dynamique parlementaire internationale qui a vu, depuis près de 4 ans, des centaines de parlementaires se mobiliser sur ce sujet. Au Bundestag allemand, 60 parlementaires ont signé un appel sur la question et le sujet a été publiquement débattue en commission. En France, 115 parlementaires ont interrogé le président Macron, le ministère des Armées a été entendu par une commission parlementaire, avec le CICR et HI, et une autre audition aura lieu dans deux semaines au Sénat.

Plus d'actualités